Traversée hivernale de l'Islande à skis et pulka -mars2014-

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Le sud de l'Islande enneigé

Alors qu'à cette époque de l'année les réceptions des campings islandais prennent la poussière, pour la seconde fois je vais m'attaquer à la traversée de l'Islande à skis et pulka. Ma précédente tentative date de mars 2012. En ce mois de mars 2014, le "pays de glace et de feu" se dévoile peu à peu au fur et à mesure que notre avion descend sous la couche nuageuse, il semble y avoir beaucoup de neige cette année.



Publié à 10:33, le 1/07/2014,
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Attente de notre vol intérieur

Dans l'aéroport local de Reykjavik nous attendons notre vol en direction de la ville d'Akureyri, la capitale du nord. Suite à de grosses chûtes de neige dans le nord du pays tous les vols sont retardés ou annulés. Nous passons la journée surveiller le tableau d'affichage et à dévaliser la cafétéria de l'aérogare en café, biscuits aux formes étranges, bonbons au goût suspect... Donc nous passons la journée à attendre, de reports en reports mais en fin d'après-midi nous retournons dans nos guesthouses respectives car un de nos guides qui s'est entretenu avec un responsable, nous apprend que c'est fichu pour aujourd'hui. Rendez-vous est pris le lendemain matin à l'aube pour une nouvelle tentative. Croisons les doigts (tant qu'ils ne souffrent pas encore d'engelures).



Publié à 06:00, le 1/07/2014,
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Arrivée dans le blizzard

Le lendemain un mini van fait le tour des guesthouses et hotels de Reykjavik pour récupérer toute la troupe. A 7h00 du matin nous sommes tous à nouveau réunis dans l'aéroport local de Reykjavik, les yeux rivés sur le tableau des vols. Seuls les vols vers Egilstadir sont assurés ce matin. Nous attendons donc encore... Toute la journée comme hier... Et de reports en reports, de gobelets de café en grignotages divers, notre vol vers le nord du pays est finalement annoncé pour 18h00.

Nous nous entassons dans le petit avion à hélices d'une quarantaine de places. Au cours du vol de 45 minutes nous subirons les assauts du vent avec des turbulences assez fortes, de nombreux trous d'air font crier les plus peureux d'entre nous. Il ne fait pas encore tout à fait noir quand nous décollons, aussi j'aperçois à travers le hublots  quelques lumières perdues dans la campagne islandaise, des fermes isolées.

Lors de notre approche d'Akureyri les turbulences se font plus fortes et c'est sous une véritable tempête que nous atterrissons, il y a 10 cm de neige sur la piste, malgré le ballet inscessant des chasse-neige, et le vent se déchaîne. Il est aux allentours de 19h00 quand nous récupérons nos bagages.



Publié à 03:00, le 1/07/2014,
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Arrivée dans le nord du pays

Première erreur : je suis parti de Reykjavik en petites chaussures de ville, je me mouille les pieds en traversant le tarmac.



Publié à 02:30, le 1/07/2014,
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Transport des troupes en Unimog

Un monstre d'une quinzaine de places nous attend : un Unimog aux roues monstreuses et à la garde au sol impressionnante nous tranfère à notre guesthouse à la sortie nord d'Akureyri.

Et nous perdront 2 jours supplémentaires dans cette guesthouse à attendre que les pulkas et les skis arrivent. Tout le matériel a été envoyé par la route car cela représentait un volume trop important de bagages pour le petit avion des lignes intérieures. Mais en raison des conditions météo désastreuses le véhicule chargé de l'acheminement du matériel est bloqué dans la neige au col Öxnadalsheidi sur la route N°1.

Certains, dont moi ont leurs skis avec eux, aussi le deuxième jour, Jon, un de nos guides nous emmènera dans les montagnes derrières Akureyri pour une sortie à skis d'environ 3 heures. Nous commençions à tourner en rond comme des lions en cage dans notre guesthouse.



Publié à 02:00, le 1/07/2014,
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Sortie dans les environs d'Akureyri

La météo est loin d'être idéale pour cette courte escapade, mais c'est une bonne mise en jambe pour notre expé à venir. Le terrain est assez accidenté et il neige à gros flocons avec un vent fort notamment sur les sommets découverts.



Publié à 10:32, le 30/06/2014,
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Dépose en Unimog

Après toute la journée d'hier passée à attendre dans la guesthouse nous avons hâte de nous confronter à la nature islandaise.



Publié à 08:00, le 30/06/2014,
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Dépose en Unimog



Publié à 06:00, le 30/06/2014,
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Dans les collines au milieu des sapins enneigés

A Reykjavik on nous avait prévenu qu'il était tombé de grosses quantités de neige dans le nord et cela se vérifie : les sapins blancs supportent de belles quantités de neige, et avec un tel décor on se croirait plutôt en Laponie finlandaise qu'en Islande.



Publié à 11:31, le 29/06/2014,
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Publié à 11:30, le 28/06/2014,
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Sur les hauteurs d'Akureyri



Publié à 06:00, le 28/06/2014,
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Lunch à l'abri d'une cabane

Après avoir skié 2 petites heures nous nous arrêtons un quart d'heure pour déjeuner. Nous nous mettons à l'abri du vent derrière une cabane, le vent siffle contre la toiture. Au préalable nous avons pris soin de casser les stalagtites qui pendaient du toit, des pieux d'une cinquantaine de cm !



Publié à 06:00, le 28/06/2014,
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Nous sommes couverts de gîvre

Arrive bientôt la fin de notre sortie et nous nous examinons ébétés les uns les autres, certains d'entre nous sont couverts de gîvre. Le vent et la neige ne faiblissent pas, il est impossible de skier sans masque car le vent nous envoie de mini grêlons dans les yeux, nous avons l'impression qu'on nous passe à la sableuse !



Publié à 11:29, le 27/06/2014,
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Chargement du matériel

Le lendemain soir le col de la route N°1 est rouvert et vers 18h00 nous chargeons tout le matériel dans la remorque de l'Unimog, nous traversons la ville et partons vers le fond de la vallée Eyafjardardalur. Les choses se précisent enfin !



Publié à 06:00, le 27/06/2014,
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Dans la vallée d'Eyjarfjardardalur

Le petit patelin de Grundarkirkja pris dans la neige sur la F 821 à la position 65° 31' 135 N et 18° 9' 290 W.



Publié à 11:28, le 26/06/2014,
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Une congère nous barre la route

Le fermier de la dernière ferme au fond de la vallée nous a bien dégagé la route mais avec le vent qui souffle assez fort de la neige s'est amassée en congères sur la route. L'une d'elle, plus haute que les autres nous empêche de passer malgré notre monstre à quatre roues. Les guides et le chauffeur descendent donc pelleter au milieu des bourrasques à la lueur des phares du camion.



Publié à 11:27, le 25/06/2014,
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Passage d'une congère

Après quelques pelletées tout le monde remonte dans le camion et le chauffeur enclenche la première lente. Même avec notre mastodonte il est très difficile de passer, nous ne progressons que cm par cm et mettons finalement 10 minutes à franchir cet obstacle, les roues patinent, tournent dans le vite, le moteur crache ses tripes et fume bleu. Ca sent le gasoil, fermez les fenêtres !



Publié à 06:00, le 25/06/2014,
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Publié à 03:00, le 25/06/2014,
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Départ de l'expé

La route est ensuite bien déneigée jusqu'à la dernière ferme. Nous stoppons ici, déchargeons la remorque, nous arnachons et partons, il est aux allentours de 19h00 et la nuit ne va pas tarder. Le 4 X 4 nous a déposé à la position 65° 18 204' / 18° 15 525' à cinquante mètres de la ferme Tjarnir et Holsgerdi og Ulfà. D'une des maisons toute proche une jeune femme part faire son jogging dans la neige, elle est courageuse !



Publié à 11:26, le 24/06/2014,
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Au fond de la vallée

Au fond de la vallée nous serpentons entre les barbelés qui par endroits disparaissent complètement sous la couche neigeuse. Nous avons été déposés assez loin du Tungnafjall ce qui rallonge cette première étape de quelques km, c'est l'inconvénient de bénéficier d'un bon enneigement, toute médaille a son revers...



Publié à 11:24, le 23/06/2014,
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Progression dans le soir

Les montagnes sombres montent la garde autour de nous, comme des témoins muets de notre progression



Publié à 11:22, le 22/06/2014,
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Publié à 11:21, le 21/06/2014,
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Publié à 06:00, le 21/06/2014,
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Publié à 04:00, le 21/06/2014,
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La nuit tombe

La nuit devient vite vraiment noire, une nuit de campagne profonde, de terre inhabitée avec forcément une voûte céleste de malade. Loin de tout éclairage parasite la voûte céleste est merveilleuse. Rien que pour des visions comme celle-ci je suis content d'être là.



Publié à 11:19, le 20/06/2014,
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La nuit tombe sur le camp 1

A la lueur de nos lampes frontales nous installons notre premier camp composé de 5 tentes, il est envrion 21h00.  Alors que je suis occupé à installer mon couchage dans la tente j'entends quelqu'un de la troupe crier dehors : "northern light !". Je sors rapidement et découvre une aurore boréale, pas très marquée mais assez large.

Les guides ont creusé un large trou dans la neige et y ont installé les réchauds à essence à l'abri du vent pour préparer le dîner de ce soir.

En voyant le vent qu'il y a ce soir nous sommes quelques-uns à être assez inquiets : si ça souffle comme ça ici en bas dans la vallée, qu'est-ce que ça va être là haut sur le plateau !

Le froid me fait gagner à regret l'intérieur de la tente. La nuit est complètement tombée maintenant, le vent en a profité pour se lever et secouer vicieusement la tente.



Publié à 06:00, le 20/06/2014,
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Premier réveil outside

Le lendemain réveil à 7h00. Je suis le premier levé et ma première mission est d'aller tester les toilettes construites la veille par notre ami australien Anthony. Il ne s'agit en réalité que d'un simple mur batti avec des blocs de neige découpés à la scie. On est à l'abri du vent c'est déjà pas mal.



Publié à 11:39, le 19/06/2014,
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Camp 1

On met une bonne heure et demie à se préparer avant de pouvoir partir pour l'étape du jour. La vallée est très encaissée, les paroies de chaque côtés sont très proches et semblent nous enserrer. Et quand le soleil se lève il illumine les sommets environnants qui prennent des teintes rosées, ce qui semble de bonne augure pour la suite : peut-être allons nous avoir une journée ensoleillée... Mais j'ai appris à me méfier de la météo islandaise, ne jamais baisser sa garde.



Publié à 06:00, le 19/06/2014,
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Publié à 11:38, le 18/06/2014,
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Longue montée du Tungnafell

Nous nous attaquons enfin aux pentes du Tungnafjall en serpentant sur l'ancienne piste cavalière. La piste peut être carossable en été mais en hivers c'est une autre histoire... Il y a tellement de neige cet année que la piste a complètement disparu sous la neige, les pulkas partent régulièrement en dévers dans de grandes roulades, les cordes des harnais s'entortillent, c'est épuisant.



Publié à 06:00, le 18/06/2014,
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Publié à 03:00, le 18/06/2014,
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Publié à 11:37, le 17/06/2014,
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A l'assaut du Tungnafjall

A mi-pente certains accusent déjà un gros retard. Quand la pulka se renverse et roule, elle nous tire vers le bas, la lutte est épuisante, surtout quand cela se produit tous les 20 mètres. Par endroits la pente est plus marquée qu'ailleurs, peut-être atteint-elle 30% (?) et la surface est recouverte de glace vive sous une fine pellicule de neige poudreuse, de ce fait la montée devient impossible : malgré les peaux de phoque sous nos skis nous dérapons à cause des 30 kilos de la pulka. Nous sommes donc contraints de déchausser nos skis et continuer à gravir la pente à pieds, un ski dans chaque main. Mais même ainsi nous glissons et sommes obligés de tailler des marches dans la pente à grands coups de pieds avec le bec avant de nos chaussures, transformant le Tugnafjall en gigantesque escalier. Il pourrait être utile d'emmener des crampons légers comme le font certains, des petits modèles à 4 pointes.

Notre amie américaine Lacy semble complètement épuisée, elle n'est pas la seule. Je me surprends à prier Sainte Rita la patronne des causes désespérées, j'ai même la vision de ma propre fin survenant dans un claquement de mâchoires.



Publié à 11:36, le 16/06/2014,
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Ascension du Tungnafjall

Les retardaires se répartissent dans leur pulka le matériel de Lacy, en montant à vide ce sera plus facile pour elle. Cette montée est connue comme étant le passage le plus physique de l'expé. Sans compter qu'un vent sec mord les parties non couvertes du visage. A rester là immobile à attendre les retardataires le froid m'envahit lentement, je perds peu à peu toute la chaleur que j'avais mis si longtemps à accumuler. Le vent islandais est vraiment vicieux, il est assez puissant pour emmêler les cheveux d'un skieur sans bonnet mais pas assez pour lui arracher son dentier. Je claque des dents... En même temps pour ce qui est des conditions météo il y a quelque chose d'excitant à ne plus tout à fait contrôler les choses et à les subir.

Notre ami russe Alexei arrive à notre hauteur, il semble complètement halluciné, il a presque le regard de Poutine. C'est lui au premier plan de l'image, un géant de 2 mètres qui porte un sac à dos de 140 litres ! J'ai jamais vu ça...



Publié à 11:35, le 15/06/2014,
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Publié à 06:00, le 15/06/2014,
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Publié à 22:00, le 14/06/2014,
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Les lacs Urdarvötn

Une fois la pente avalée nous skions sur un des deux lacs Urdarvötn en contre bas du sommet Kerlingarhnjùkur.

En fin d'après-midi le refuge de Bergland apparaît au loin. La montée du Tungnafjall a été plus longue que prévue, on a perdu beaucoup de temps et d'énergie. C'est en partie dû à l'enneigement exceptionnel mais aussi aux retardataires qu'il a fallu attendre régulièrement tout au long de l'ascension. Plus on est nombreux dans une équipe plus ce risque est présent, on avance forcément moins vite à 13 qu'à 7 ou 8. Mais cela fait partie du jeu...



Publié à 20:20, le 14/06/2014,
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Publié à 15:00, le 14/06/2014,
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Le refuge enneigé

Couvert de neige comme ça il est très facile de rater le refuge, il est bien camoufflé !



Publié à 13:00, le 14/06/2014,
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Arrivée au refuge de Bergland

Nous arrivons assez éprouvés au refuge de Bergland. Pad, un des trois guides est assis sur une couchette et somnole, il est vraiment KO, le visage fermé, indéchiffrable. Le refuge est envahi par les congères qui montent à l'assaut des murs extérieurs. Nous taillons des marches dans la congère devant la porte d'entrée afin de descendre les pulkas plus facilement, c'est notre amis canadien Darrel qui s'y colle (en orange sur l'image). Je me souviens de la première fois que je suis arrivé à ce refuge en hiver, ça a crée un séisme en moi, l'Islande est en train de devenir un peu mon caillou.



Publié à 11:34, le 14/06/2014,
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Boustifaille

Nous sommes affâmés, aussi nos guides qui l'ont bien remarqué se hâtent de faire fondre de la neige pour préparer le dîner. Une fois l'eau chaude prête on installe une chaine de montage : Jon, un de nos guides vénérés ouvre les sachets de lyophilisés, suivi de notre ami hollandais David qui verse de l'eau dans les sachets tenus par Lacy notre amie américaine, et je clos la chaîne en refermant le zip des sachets après avoir mélangé le contenu, c'est mon travail de ce soir. Et nous nous régalons ! Mais à vrai dire nous pourrions avaler n'importe quoi quand la faim vous tenaille à ce point. Ce sont des plats lyophilisés de la marque Drytech, ils sont très consistants, ça câle y'a pas à dire, ils sont aussi assez salés pour nous faire garder le maximum de l'eau que nous absorbons, et épicés pour donner tout de suite une sensation de chaleur.



Publié à 11:33, le 13/06/2014,
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Le refuge de Bergland pris dans la neige

La nuit s'écrase lentement sur le refuge. En arrivant en nombre dans un endroit aussi exigü les murs intérieurs se sont rapidement couverts de condensation, ils dégoulinent littéralement à présent, des gouttes me tombent dessus pendant le dîner ainsi que durant la nuit. Dans le soir la neige prend des teintes bleutées ce qui rend l'endroit encore plus charismatique qu'il ne l'est. Il se fait tard et nous luttons tous pour baîllonner la fatigue. Nous nous installons sur les couchettes, mais il va manquer une place, et en bon viking qu'il est c'est un de nos guide Jon qui dormira par terre sous la table. Nous serons bien sûr deux par couchette, et Lacy l'américaine qui dort à mes côtés ronfle comme une Cadillac.



Publié à 11:32, le 12/06/2014,
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A l'intérieur du refuge de Bergland

Lorsque nous avons déboulé dans le refuge la température à l'intérieur était de -3°C. Je vous laisse imaginer la température à l'extérieur au milieu des bourrasques... Dehors les nuages tiennent le siège, immobiles dans le ciel. Un baromètre cloué au mur indique que les pressions remontent, elle sont actuellement de 983 hectopascal. Cela passerait pour une dépression en France mais sous les latitudes de l'Islande ce n'est pas si mauvais que ça nous disent les guides.

Depuis mon dernier passage ici il y a eu quelques travaux : des toilettes ont été installées dans le sas ce qui évite de sortir en pleine nuit en cas d'urgence. Mais il n'y a pas d'eau courante donc il faut verser un seau d'eau après utilisation. Ces nouvelles toilettes intérieures sont une bonne chose car pour les anciennes qui sont dans la petite cabane à l'extérieur c'est carrément le Vietnam !



Publié à 11:30, le 10/06/2014,
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Refuge de Bergland au petit matin

Au petit matin le refuge parait bien frêle, tout est pris dans dans la neige et la glace. Le vent a apporté un peu de poudreuse sur nos pulkas restées dehors par manque de place. Hier soir le baromètre indiquait pourtant que les pressions remontaient, l'anticyclone aura probablement dû croiser un chat noir qui passait sous une échelle parce qu'à l'aube le ciel a l'air plombé.



Publié à 06:00, le 10/06/2014,
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Départ du refuge de Bergland

Réveil à 6h00 pour un départ à 7h30. Plus nous partons tôt plus vite nous nous baignerons dans la source chaude de Laugafell, notre refuge de ce soir. Un réveil à la fraîche donc... je jette un coup d'oeil vers les cieux, je crois y décerner une accalmie, au niveau du vent en tout cas.

Ce matin j'ai englouti un petit déjeuner de malade, je me suis descendu une portion de muesli à faire pâlir Gargantua. Mais il faut bien ça parce que nous allons skier huit heures durant. Performance...

Avant le départ tout le monde a bien examiné ses pieds, traquant la moindre cloque, le moindre début de rougeur, et nous nous sommes passés le rouleau de Strap pour nous scotcher les chevilles en prévission des bobos à venir.

Une fois que toute la meute est prête nous partons dans ce qui ressemble à une vaste étendue complètement disproportionnée. Ce que c'est beau !



Publié à 11:29, le 9/06/2014,
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Publié à 11:28, le 8/06/2014,
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Publié à 11:27, le 7/06/2014,
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Publié à 06:00, le 7/06/2014,
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En file indienne

Quand on décide de venir sur ce caillou tutoyer Thor et Odin il faut s'attendre à quelques moments plus difficiles à gérer que d'autres, durant lesquels le simple fait de rester debout et de s'arrêter pour grignoter ou s'hydrater deviennent des combats majeurs.



Publié à 10:26, le 6/06/2014,
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Pause grignotage

Régulièrement notre petite troupe s'arrête pour reprendre des forces, faire le plein d'énergie en grignotant cacahuètes, abricots secs, barres énergétiques, pommes séchées et autres fruits secs. Et pour boire !  D'ailleurs Maxim, un de nos guides, ne cesse de nous rappeler l'importance de l'hydratation. C'est vrai que par temps froid la sensation de soif est moins accentuée que sous forte chaleur, c'est un piège dont il faut se méfier, car une mauvaise hydratation ajoutée à la fatigue favorise les engelures.

L'ennui de ces pauses est que nous ne pouvons en choisir la durée. Personnellement 5 petites minutes me suffisent pour avaler deux ou trois graines et fruits secs et attarpper le thermos dans ma puka. Et quand la pause s'étire jusqu'à 10 ou 15 minutes, je me refroidis, en particulier aux extrémités (pieds et mains) et remets une bonne demi heure à retrouver une température normale. J'ai fait part de ce problème aux autres et notre ami groenlandaise Ella m'a dit qu'elle ressentait la même chose, elle m'a proposé une chaufferette. La chaufferette peut être une bonne idée, ça ne prend pas de place et ça pèse une couille morte, on peut éviter ainsi de se geler en la glissant dans un gant ou une chaussure. Enfin, ici au moins on respire ! Moi qui ai fait mes classes à 10 mètres de la porte Maillot...



Publié à 11:25, le 5/06/2014,
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Pause

Durant les courtes pauses que nous effectuons il ne faut pas hésiter à déchausser les fixations et s'assoir un peu, ça ne paraît pas grand chose mais cela suffit à reprendre un peu d'énergie. Tout est bon à prendre pour faire économiser du carburant à l'organisme agressé, il faut impérativement faire feu de tout bois.



Publié à 11:24, le 4/06/2014,
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Publié à 06:00, le 4/06/2014,
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Publié à 11:23, le 3/06/2014,
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Pad in the storm

Un de nos guides, Pad, qui ferme la marche commence à accuser un petit retard. C'est en l'observant arriver au loin qu'on se rend compte ce que nous avons traversé. Il n'y a rien à faire d'autre ici qu'attendre l'apocalypse, on se sent isolé, loin de tout, vulnérable. Ici le vent et le froid deviennent assassins, que du blanc et du silence, les sens en sont tout étourdis, et Pad arrivant seul ressemble à un fantôme qui erre au ralenti.Come on Pad, on est avec toi !



Publié à 11:22, le 2/06/2014,
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Arrivée au refuge de Laugafell

Autant la neige était parfaite durant la matinée, poudreuse à souhait, rendant la glisse parfaite, autant après la pause déjeuner la température à bougé d'un ou deux degrés rendant la neige collante. Et ça c'est terrible car la neige s'agglomère sous les skis en gros paquets d'une dizaine de cm. rendant alors la glisse impossible, nous contraignant de marcher, de piétiner. Inutile de préciser que notre moyenne chûte radicalement nous n'avançons plus alors qu'à 1 ou 2 km/h. Deux heures à ce rythme là c'est épuisant, un de nos guides en cassera même un de ses bâtons. Je voudrais pouvoir enterrer ma fatigue mais cette neige collante ne nous laisse aucun répit.

Finalement en fin d'après-midi les cabanes colorées de Laugafell apparaissent en contre-bas.



Publié à 10:00, le 2/06/2014,
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Le refuge de Laugafell

Mais rien n'est encore aquis : la porte d'entrée se cache derrière 70 cm de neige et c'est notre ami tchèque Jiri qui s'y colle à grands coups de pelletées. La porte à peine ouverte tout le monde s'engouffre à l'intérieur un peu comme dans une rame de RER bondée, tout le monde est pressé d'enfiler son maillot de bains pour aller faire trempette dans la source chaude qui jouxte le refuge. Moi je préfère monter à l'étage m'allonger un peu sur une couchette. Dans la source chaude tout le monde joue au homard qu'on ébouillante vivant, le refuge est silencieux et je récupère, j'absorbe le silence comme une éponge.



Publié à 08:18, le 2/06/2014,
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Dans le refuge de Laugafell

Dehors le temps semble s'améliorer, les nuages commencent à se déchirer. A l'intérieur la résistance s'organise : nos guides s'ébrouent en cuisine, joyeux, pendant que nous jouons aux cartes en nous hydratant au maximum avec du café des tisanes et une espèce de boisson régénérante en poudre pleine de protéines. Cette dernière ressemble à du Tang mais la ressemblance s'arrête là, c'est une boisson très sucrée au goût chimique qui ne ressemble à rien de connu.

Après ma petite sieste à l'étage j'ai une patate de tous les diables et aucun bobo aux pieds, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Aussi je participe : je prépare les lyophilisés du soir pour toute l'équipe, Julie la canadienne me surnomme pour l'occasion "chef Jouge".

Dans la soirée le ciel se mitraille d'étoiles.



Publié à 11:17, le 1/06/2014,
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Publié à 06:00, le 1/06/2014,
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Réveil au refuge de Laugafell

Au réveil nous constatons que le temps  s'est dégradé, le vent a rempli nos pulkas de neige. Le vent est joueur ce matin, il tourbillonne, il a rendu certains passages verglacés. Un de nos guides, Jon, n'a pas dormi à l'étage avec nous mais tout seul au rez-de-chaussée, par terre sous une table (il a dû être setter irlandais dans une autre vie) afin de ne réveiller personne quand il se lève. Car le gaillard se lève 3/4 d'heure avant toute la troupe et commence à préparer le petit déjeuner pour gagner du temps, faire chauffer de l'eau et remplir les thermos par exemple. Jon est un personnage, quand on lui demande s'il aime son pays il nous répond un grand "oui", et quand on lui demande pourquoi il répond "parce que c'est humide et déprimant".

Moi qui ai pour habitude manger des fruits 3 ou 4 fois par jour je commence à avoir quelques fantasmes de bouffe : des produits frais tels que des pommes, salade de mache, brocolis et poires viennent dans ma tête. Cette proximité des aliments frais est toujours mieux que rien. Ces visions tentatrices peuvent paraître dures à gérer mais j'aime les garder à disposition pour pouvoir m'enfuir vers elles quand je le souhaite.

Nous préparer en plein vent est pénible car le vent s'engouffre dans le sac des pulkas dès qu'on les ouvre pour les remplir de neige...



Publié à 11:16, le 31/05/2014,
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Publié à 11:15, le 30/05/2014,
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La troupe part au loin

Nous avançons en cadence sous le même rythme métronomique. Le soleil tente tant bien que mal de percer l'épaisse couche nuageuse, et un rayon de lumière faiblard finit par percer difficilement les ténèbres. Ma montre indique 11h00 du matin en contradiction notoire avec la luminosité qui elle en clame au bas mot 4 ou 5 de moins, il fait sombre on se croirait aux premières lueurs de l'aube. En cette fin de matinée nous sommes agressés par un vent froid paresseux : il nous traverse au lieu de nous contourner. Il faut éviter de trop subir, je me concentre sur ma respiration, sur les battements de mon coeur, une foule de pensées rebondissent dans ma tête, mes humeurs rapidement changeantes se donnent la chasse les unes les autres.



Publié à 06:00, le 30/05/2014,
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Soleil noir

Le soleil disparaît aussi vite qu'il était apparu pour ressurgir à nouveau quelques instants plus tard. Un disque aux contours flous se dessine furtivement au travers du ciel plombé. Le ciel justement dont on ne parvient pas à distinguer la limite avec le sol. L'astre diurne nous semble "briller noir". Il ne monte pas très haut dans le ciel à cette époque de l'année, il ne faut donc pas compter sur ses petites apparitions clandestines pour nous réchauffer. Peu importe, on savait tous en venant ici qu'on n'aurait pas spécialement chaud, et même s'il se fait prier pour apparaître, avec ou sans ses rayons, ça soulage quand même de le savoir présent.



Publié à 11:14, le 29/05/2014,
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Passage d'une rivière

Maxim, notre guide qui ouvre la marche tâtonne le sol avec ses bâtons pour sonder l'épaisseur du pont de neige qui va nous servir à franchir une rivière. Il s'arrête, fait demi tour pour passer plus en aval en nous indiquant d'un geste de ses bâtons de bien suivre les sillons de ses skis. Avec nos pulkas qui pèsent aussi lourd que tous les pêchés du monde il ne serait pas impossible de traverser la couche neigeuse et de se retrouver à l'eau. La traversée est chirurgicale.



Publié à 11:13, le 28/05/2014,
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Nous avançons en silence

Arnachés à nos traîneaux de plastique nous ressemblons à des chiots en laisse que le vent chahute, à des feuilles de nénuphar détachées de leurs racines.



Publié à 11:12, le 27/05/2014,
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Publié à 11:10, le 26/05/2014,
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Super jeep coincée dans la neige

En plein milieu des immensités blanches du Sprengisandur nous apercevons un point noir au loin. En nous approchant nous finissons par distinguer un super truck. Qu'est-ce que ce monstre sur 4 roues peut bien faire ici ? Qu'a-t-il bien pu se passer ? Nos guides Maxim, Jon et Pad vont tout de suite voir s'il y a quelqu'un à l'intérieur... Personne... Ils essaient d'ouvrir les portes mais tout est pris dans la glace. Nous décidons de faire une pause grignotage ici à la position GPS 64° 53 209' / 18° 13 818'. Dans ce territoire vide de poteaux indicateurs, le GPS est indispensable, tout est plat et tout se ressemble. Si le temps est clair on peut se diriger vaguement en fonction de la position des glaciers qui se dessinent dans le lointain. En ce milieu de journée le soleil commence à cogner, transformant ce grand désert blanc en immense poële à frire. La crème solaire vite ! Des tubes circulent entre nous. Personnellement je n'aime pas me graisser le visage, comme nous ne pouvons pas nous laver cela salit les vêtements et le sac de couchage, je prèfère me calfeutrer  en remontant le col de ma veste au maximum, garder mon masque et baisser la visière de ma casquette. Seul le nez dépasse. Je rentrerai d'ailleurs avec le nez rouge qui pèle et couvert de boutons.

Mais l'arrivée du soleil apporte un changement de saveur à notre trip.

La météo s'est améliorée par rapport à ce matin où nous sommes partis sous le vent et la neige.



Publié à 08:00, le 26/05/2014,
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Publié à 11:32, le 25/05/2014,
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Publié à 11:31, le 24/05/2014,
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Lonely boy, doux comme l'amour brûlant comme l'enfer.

L'homme des hautes plaines.

Voyant que notre amie groenlandaise Ella sort son appareil photo pour mitrailler le glacier Hofsjökull, je lui demande de m'immortaliser devant ce dernier. Une légère brise fraîche m'enveloppe avec une gentillesse peu commune, mais ne baissons pas la garde car la météo peut changer radicalement en l'espace d'une demi-heure. Nous avons l'impression d'être ici dans un monde à l'arrêt dont le temps reste exclu. En ajoutant à cela le stress de l'inconnu mélangé à l'envie de réussir qui nous noue le ventre, nous prenons des respirations profondes pour fuir l'essoufflement.



Publié à 06:00, le 24/05/2014,
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Publié à 11:30, le 23/05/2014,
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Traversée d'une rivière

En milieu d'après-midi nous sommes bloqués par les méandres d'une rivière ouverte. Nos guides se positionnent les pieds dans l'eau pour nous aider à la franchir. Au milieu du gué Jon (en rouge) nous attrappe par le bras et nous pousse sur l'autre rive vers Maxim (en bleu) qui nous saisit et nous pousse en avant. Tout ce manège nous évite de déchausser les skis et éventuellement d'ôter nos chaussures ce qui nous ferait perdre beaucoup de temps. La rivière coule dans un petit vallon légèrement encaissé et tout autour nous sommes encerclés par d'immenses congères d'une vingtaine de mètres de haut, un truc vraiment hors norme.



Publié à 11:28, le 22/05/2014,
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Publié à 06:00, le 22/05/2014,
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Publié à 11:27, le 21/05/2014,
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Publié à 11:26, le 20/05/2014,
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Le mauvais temps revient par le sud-ouest

En fin d'après-midi de gros nuages lourds pointent le bout de leur nez à l'horizon et se rapprochent rapidement, ils nous rattrappent. J'échange un regard avec notre ami hollandais David, un regard furtif qui a l'air de dire "on va y avoir droit...". Le soir arrive, les ombres s'étirent sur la neige.

Notre guide de tête Maxim nous dit qu'on va tenter de rallier ce soir le refuge de Nyiadalur pour éviter de devoir monter les tentes dans le Sprengisandur parce qu'avec la tempête qui se prépare nous risquons d'y laisser des plumes. Nous sommes à une quinzaine de kms du refuge, la glisse est bonne, nous devrions l'atteindre vers 22h00 et dîner là-bas.



Publié à 06:00, le 20/05/2014,
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Le vent se renforce

Cette expédition devient un combat permanent contre les éléments dont le vent est le fer de lance. Le vent justement qui devient un peu plus joueur, il balaie le sol, en faisant courir par terre une mince couche de poudreuse nous donnant l'impression d'évoluer sur un nuage plat. Le vent dessine des sculptures sur la neige gelée, des dessins aux formes régulières ainsi que quelques petits straturgis qui ralentissent notre progression.

Une seule route mène au château du roi, celle du Sprengisandur. Ceux qui n'en auront pas la force seront jetés dans les douves, les autres recevront l'autorisation express de passer le pont levis.



Publié à 20:00, le 19/05/2014,
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Tempête

18h30 environ. Ca y est la tempête nous a rattrapé. La neige tournoie, le vent s'est considérablement renforcé, créant de plus gros straturgis au sol, nous ne progressons plus qu'à 1 km/h, nous en prenons plein les gencives, les pulkas se remplissent de poudreuse. Le soleil est maintenant très bas sur l'horizon, le froid de la nuit revient, on a tous des regards fous.



Publié à 18:00, le 19/05/2014,
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Gros coup de vent

Au bout d'une demi-heure de lutte, de lutte inégale, nos guides stoppent et nous disent que nous allons changer nos plans : nous progressons beaucoup trop lentement pour espérer atteindre le refuge dans la soirée. Celui-ci ne se trouve pourtant qu'à 9 km de là d'après le GPS. Nous allons donc monter le camp ici, seulement nous n'avons pas beaucoup de temps, le soleil va disparaître. Sans compter que le sol est en pente assez marquée il va falloir faire du terrassement. Nous sortons donc tous nos pelles et les travaux commencent, nous ressemblons à des bagnards. Les tentes sont montées à la position 64° 45 244' / 18° 06 660'. L'astre diurne immobile allume le décor d'une lumière rasante jaune orangée, donnant aux lieux un côté sinistre, ça sent l'apocalypse ! Dans cet environnement hostile même le soleil semble timide en envoyant ses rayons en lumière rasante, comme si même lui ne venait ici que sur la pointe des pieds, prudemment, en s'excusant presque...

Nous ressemblons à des épouvantails à corbeaux ! Ambiance...

 



Publié à 17:00, le 19/05/2014,
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Tempête

Le vent redouble. Je suis parcouru par des frissons de fatigue. Le manque de sommeil, des nuits avec un sommeil de mauvaise qualité me rend plus sensible au froid, chez moi c'est encore pire que la faim. Le soleil n'en finit pas de descendre sur l'horizon, cela semble durer des heures. Au milieu des bourrasques ma pulka me fait de plus en plus penser au Titanic dont je suis le capitaine, encore plus îvre que son bateau. A cet instant mon imagination dopée à la fatigue me fait craindre le pire, il est évident que nous allons passer une nuit agitée. Il s'agit de ne pas se laisser faire par les éléments, je continue avec les autres les travaux de terrassement à grands coups de pelletées, tenaillé par la fatigue et la faim, et le vent froid qui balaie la scène. "Action !" me crie une petite voix au fond de moi. Tout en pelletant la neige les pensées réconfortantes se bousculent dans mon esprit : que peuvent bien faire mes enfants à cet instant précis ? Je n'ai pas le temps de regarder ma montre mais il doit être environ 20h00, ils doivent se préparer à aller au lit...



Publié à 16:24, le 19/05/2014,
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Montée des tentes dans l'urgence

Le vent violent nous empêche de communiquer correctement, pour faire passer une information nous devons nous approcher de l'autre, la situation nous échappe un peu. La fine couche de neige poudreuse qui balaie de sol est un spectacle vraiment magnifique. Mais la nuit tombe et nous n'avons plus le temps de rester là béats d'admiration devant cette scène. Quand nous prenons une photo les guides ne disent rien mais nous fusillent du regard, pas de temps à perdre. On se croirait vraiment sur une autre planète à cet instant précis, c'est un lieu sur Terre qui n'a finalement plus grand chose de terrestre.

On lit dans tous les guides touristiques que l'Islande est une terre de glace et de feu, mais c'est également un pays de vent et de lumière. Le vent féroce hennit comme un mustang, régulièrement il est à deux doigts de m'arracher la capuche pourtant serrée à mort, j'ai l'impression d'être attaqué, chargé par un rhinocéros.



Publié à 14:00, le 19/05/2014,
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Tempête

Par moment la neige réapparaît qui malheureusement pour nous, cela nous permet de voir la vitesse du vent et cela déterre la peur qu'on cherche à enfouir au fond de nous. Mais nous relativisons, nous sommes en groupe, avec trois guides... Cette tempête réveille notre prudence assoupie depuis quelques jours.

A l'occasion d'une bourrasque plus forte qu'une autre qui me secoue je lève le nez pour voir la bête qui frappe, le ciel nous crache vraiment dessus et le vent nous semble devenir plus féroce. Par moments des paquets de neige ("heavy snow" comme disent nos guides) tombent des cieux tels des avalanches de poudre. Mais comment de simples flocons de neige peuvent-ils devenir aussi effrayants !

Bref, c'est velu, ça envoie du pâté.



Publié à 11:25, le 19/05/2014,
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Les 5 tentes sont enfin montées

Je ne sais pas quelle heure il est mais les tentes sont enfin montées et l'essentiel est là. J'ai faim et je ne tiens pas à manger en plein vent, je me réfugie dans la tente avec les autres et nous commençons à préparer nos couchettes. Ce soir impossible de dîner tous ensemble  dehors, les guides nous apportent une marmite de pâtes, ils courent de tentes en tentes. Maxim, notre guide N°1 déboule bientôt dans l'abside la tente avec un chaudron fumant, il est tout encapuchonné et porte son masque de ski. Les volutes qui s'échappent de la marmite donnent un avant-goût olfactif de l'enfer, nos guides semblent meilleurs en orientation qu'en cuisine. Il est couvert de neige sur la tête et les épaules, nous nous précipitons avec nos gamelles et nos couverts. Le temps est élastique, j'ai l'impression que nous attendions le dîner depuis des heures, emmitoufflés dans nos sacs de couchage, l'attente devenait diabolique, le genre de petite d'épreuve dont seul l'esprit peut sortir vainqueur. Je me surprends à dévorer une plâtrée de pâtes hors norme, un truc hors catégorie comme j'en ai rarement avalé, elles ont un petit goût de brûlé. Ce soir mon estomac atrophié réclame beaucoup plus qu'un simple lyophilisé de 80 grammes  de poudre séchée. Sur le pas de la porte les ombres s'étirent jusque dans la froide obscurité, il n'y a personne à part nous, pas même un yéti.

Je m'endors après avoir enfilé mon pyjama rose à coeurs... Si c'est pas la classe ! Je plaisante... Un vent fort souffle de traviol arrière. Pour se détendre avant de s'endormir notre amie américaine Lacy tricotte un chapeau. Imperturbable. Comment peut-on rester zen dans ces conditions ? Vaste question qui comme celle du sexe des anges n'a pas encore trouvé de réponse définitive. Si vous avez une idée, pourquoi Lacy tricotte en pleine tempête, envoyez vos réponses par carte postale. Un gagnant sera tiré au sort parmi les bonnes réponses.



Publié à 11:24, le 18/05/2014,
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Le bruit de la neige sur la tente

Toute la nuit sans interruption la tente sera littéralement tabassée par le vent qui envoie sur la toile des quantités de neige phénoménales , une neige dure limite grêle. Il est très difficile de dormir dans ces conditions dantesques, sans compter  que nos travaux de terrassement ne sont pas très concluants, le sol est toujours en légère pente, et de ce fait David me roule dessus et je roule sur Lacy. On passe la nuit à se réajuster sur nos places respectives. David lui, passe pas mal de temps à secouer la toile régulièrement au cours de la nuit pour faire tomber la neige qui s'accumule en quantité impressionnante sur la toile. Il s'agit de ne pas mourir asphyxiés.

Chacun entre dans sa bulle, focalisé sur le sommeil, emmitoufflés dans notre duvet en ne laissant sortir que nos voies respiratoires. J'arrive à me décontracter mais à cause de l'excitation je ne parviens pas à me faire partir. Nous avons trop tiré sur les nerfs aujourd'hui, et quand on tire trop dessus ils mettent un certain temps à nous laisser tranquilles.



Publié à 10:00, le 18/05/2014,
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Réveil dans la tourmente

J'aimerais prendre une douche. Dormir par tranches de 20 minutes est une torture encore pire que regarder Zora la rousse version longue en grec ancien sous titrée en volapuk. J'ai mal dormi. Nous avons tous mal dormi. J'ai l'impression de n'être plus qu'un rouleau de moquette. Il nous faut 2 minutes pour remettre les idées dans les bons tiroirs et commencer la procession de l'habillage. Notre guide Jon nous apporte un gros sac de céréales en vrac, avec du chocolat et du sucre en poudre, ainsi que 2 thermos qui nous servirons à prendre le petit déjeuner à l'abri du vent.

Un arceau d'une VE 25 s'est cassé.

L'autre guide Maxim vient nous prévenir qu'il a appelé son contact météo à Reykjavik et que la tempête va durer encore toute la journée, donc nous resterons ici toute la journée et la nuit suivante. Quelqu'un a-t-il un jeu de cartes ?



Publié à 08:00, le 18/05/2014,
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La vie sous la tente

La quantité de nourriture que j'avale me surprend. Les besoins moyens d'un homme oscillent entre 2100 et 2500 kcal par jour. Avec la rudesse de la météo et l'effort physique déployé sur ce trip, nous devions tourner autour de 4000 kcal. Ce qui est sûr c'est que j'ai eu tout le temps faim.

Et à mon retour, durant 4 ou 5 jours j'ai continué à manger comme un ogre, j'ai eu l'impression de ne jamais être rassasié. La machine était lancée... C'est dingue l'adaptation de l'organisme.



Publié à 07:00, le 18/05/2014,
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Le vent tabasse le campement

De l'intérieur de la tente j'aperçois l'autre français de la troupe, Rémi, qui se fait chahuter par le vent. Je l'imortalise. Mais après le petit déjeuner gargantuesque que je viens de me descendre les nécessités biologiques m'obligent à sortir, j'ai repoussé cet instant au maximum. Comprenez moi bien, il ne s'agit pas là d'un simple pipi... Je m'éloigne tant bien que mal du campement pour être plus tranquille mais au moment de m'accroupir je tombe à la renverse, et me rends à l'évidence : je n'arriverai à rien comme ça. Je retourne donc à la tente, prends la scie à neige de Jon ainsi que ma pelle et pars me construire des toilettes, y'a pas d'autres solutions. Je construis un mur avec des blocs découpés dans la neige et au bout de 20 minutes mon local est prêt. Les feuilles de papier toilette s'envolent les unes après les autres en direction d'Akureyri... Je retourne à la tente assez ébouriffé.



Publié à 06:00, le 18/05/2014,
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La tempête joue les prolongations

Nous avons du mal à rester cloîtrés dans les tentes, l'inactivité nous pèse. Je sors dans le but de faire quelques photos du campement, le thermomètre propose un petit 2°C au-dessus de zéro. Je prends.

Je mitraille les tentes à moitié ensevelies sous la neige, il est très difficile de tenir debout. Au bout de 2 minutes 27 j'ai ma dose, je retourne à la tente. Cette courte sortie m'a donné un coup de speed, j'ai le coeur qui cogne à 140. Tout en enlevant mes chaussures dans l'abside de la tente j'observe notre ami tchèque Jiri qui lutte pour ne pas tomber à terre, mais à l'occasion d'une bourrasque plus forte que les autres sa casquette s'arrache et part en direction de l'Ecosse. Le vent ne ne faiblit toujours pas ce matin, il fend l'air telle une scie circulaire, je me dépèche de refermer la porte de la tente car un froid de pingouin s'engouffre à l'intérieur. Ah comme elle est belle l'Islande à la sombre saison...



Publié à 04:00, le 18/05/2014,
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Tempête en live

Sacré Sprengisandur ! Tu ne veux pas de nous ? Tu fermes la porte ? Nous passerons par la fenêtre ! On t'aura à la fatigue.

Je suis sorti sans mon masque de ski, j'ai du mal à garder les yeux ouverts car le vent souffle comme un dingue à l'horizontale et m'envoie plein de cristaux dans les yeux, sans compter que la luminosité très forte n'arrange rien.



Publié à 02:00, le 18/05/2014,
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Panoramique de notre propriété

Notre tente a les arceaux tordus il faudra l'emmener chez l'osthéopathe. C'est vrai que ce matin nos tentes se tiennent mal. D'après Lacy et David ma pulka git sous environ 1 mètre de neige derrière notre tente, je vais m'amuser quand il va falloir la déterrer, d'autant plus qu'ils ont construit un mur de briques de neige par-dessus pour abriter la tente du vent. Certains skis plantés debout pour amarrer la tente ne dépassent plus que de trente cm.



Publié à 11:23, le 17/05/2014,
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On sort prendre l'air

Sur la photo je suis le personnage en noir, et je n'en mène pas large. On sort un peu faire quelques photos tant bien que mal. Mais comment vais-je retrouver ma pulka sous toute cette neige accumulée contre les tentes ? Je ne me rappelle plus l'endroit exact où je l'ai laissée. Elle doit à l'heure qu'il est se trouver à plusieurs pieds sous la neige, c'est méga ennuyeux tout ça. L'Islande est vraiment le pays des superlatifs.

Durant la nuit, à cause de la condensation, plein de gouttes tombées du plafond ont mouillé nos sacs de couchage. Nous entreprenons donc de les sortir pour les sécher au vent. Mais l'exercice est assez périlleux ils offrent un grosse prise au vent et il faut vraiment les serrer très fort pour éviter que le vent ne les emporte au loin.



Publié à 06:00, le 17/05/2014,
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Congère autour de la tente

Une énorme congère se forme autour de la tente, semblant vouloir l'engloutir. Durant la nuit je n'arrive pas vraiment à me relâcher, je suis toujours plus ou moins aux aguêts, même dans mon sommeil le bruit de la toile qui claque au vent ne me quitte jamais impossible de dormir profondément. Du moins j'en ai l'impression.



Publié à 04:00, le 17/05/2014,
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Publié à 11:22, le 16/05/2014,
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La tempête a vécu

En fin d'après-midi le vent finit par tomber complètement. On souffle un peu, mais notre espoir de lever le camp et de rallier le refuge ce soir est cliniquement mort, il est trop tard. En effet à 13 personnes que nous sommes, le temps de démonter les tentes, de désensevelir les pulkas et d'avaler les 9 kms qui nous séparent du refuge il nous faudrait en tout et pour tout 5 heures, et je pèse mes chiffres. On dormira donc ici ce soir encore. Je sors retendre les sangles qui amarrent la tente, puis je retourne à l'intérieur et attaque un peu de boustifaille qui me reste des repas précédents : sandwich pâté saucisson beurre saumon. Au diable la diététique, il me faut des calories. Je travaille à la fabrication de ma petite couche de gras hivernale.



Publié à 11:21, le 15/05/2014,
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C'est curieux comme on y gagne à y laisser des forces et tous ces petits bouts de soi. Souvent je dévore l'air à pleins poumons, l'air qui a un goût si particulier dans l'effort. Effort gratuit. J'espère quand même que nous arriverons à retrouver tout notre matériel.



Publié à 11:20, le 14/05/2014,
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Publié à 11:19, le 13/05/2014,
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Publié à 11:18, le 12/05/2014,
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Réveil de bonne heure

A cause de la météo nous commençons à accumuler un gros retard. Les guides décident donc qu'on ne s'arrêtera au prochain refuge que le temps d'avaler notre déjeuner et que nous repartirons sans y dormir. Moi qui comptait sur cette nuit dans le refuge de Nyiadalur pour y faire sécher mes affaires, voilà une triste nouvelle qui tombe. J'ai déterré ma  pulka, elle a passé 48 heures sous 80 cm de neige. Beaucoup de choses sont mouillées à l'intérieur... La vie se charge parfois de vous faire comprendre qu'elle vous déteste. Je prie Thor et Odin pour que quelque part au fond de mon sac il me reste une paire de chaussettes sèches, et je touche de la peau de singe ça porte bonheur (je serre la main de notre ami australien Anthony) :

- "Salut Anthony, tu vas bien ? Did you have a good night ?"



Publié à 11:17, le 11/05/2014,
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J'ai réussi a téléphoner en France pour faire un rapide coucou à mes proches. La communication est passée à ma grande surprise, comme ce fut déjà le cas la veille à Laugafell et deux ans plus tôt à Nyiadalur ainsi qu'à Jokullheimar. Si bien que je me demande s'il est bien nécessaire pour cette traversée de partir avec un téléphone sattellite... Un simple téléphone portable a l'air de trouver du réseau...



Publié à 11:16, le 10/05/2014,
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Les cabanes de Nyiadalur

Après deux heures et demi de ski les cabanes du refuge de Nyiadalur apparaissent au loin telles des sentinelles des montagnes, nous allons pouvoir déjeuner à l'abri des éléments. Les refuges du Sprengisandur sont régulièrement disséminés à travers cet immense désert, qui est le plus grand désert de pierres d'Europe. Heureusement qu'ils sont là ils permettent de récupérer un peu des nuits passées sous tente. Celui de Bergland et de Nyiadalur sont ouverts tout l'hiver, pour celui de Laugafell il faut demander la clé à Reykjavik.



Publié à 11:15, le 9/05/2014,
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Nyiadalur

Alors que nous approchons du refuge nous entendons des cris de volatiles. Nous levons les yeux et apercevons cinq cygnes qui nous survolent à une dizaine de mètres, ils viennent vraiment au contact ! Cette scène est très étrange car il ya deux ans de cela, exactement au même endroit, des cygnes étaient venus à notre rencontre de la même manière. Il doivent nicher dans le secteur sur les contreforts du glacier Tungnafellsjökull, et notre arrivée les a interloqué, ils sont certainement venus voir qui sont ces bipèdes qui tractent des traineaux orange.

En tout cas les toîts colorés du refuge amènent enfin un peu de couleur à cet univers désespérément homogène. C'est même rassurant car j'ai presque l'impression de toucher le ciel bas avec la visière de ma casquette.Arrivée à Nyiadalur



Publié à 06:00, le 9/05/2014,
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Entrée dans le refuge

Le refuge est encerclé de congères à cause des vents tourbillonnants. Il y a plus de neige que lors de mon précédent passage ici. Nous détachons les harnais et commençons à décharger les vivres de nos pulkas. Un papier scotché à la fenêtre du refuge annonce que cette cabane est ouverte. Nous commençons à pelleter la neige qui obstrue la porte d'entrée mais même une fois l'entrée déblayée il est impossible d'ouvrir la porte. Le sas du refuge est rempli de neige que le vent à soufflé à l'intérieur, cette neige à gelé et empêche la porte de s'ouvrir. Tout cela finit par de grands coups d'épaules avec élan, et cette satanée porte finira par s'ouvrir.

Ce refuge devient notre lieu d'asile pour une courte halte. Vide, exceptés un ou deux papiers gras de randonneurs passés. Je feuillette le guestbook et remarque que le dernier passage de randonneurs ici date du mois d'octobre de l'année dernière, il s'agissait d'un groupe d'islandais. En ressortant faire quelques photos je m'aperçois que la porte d'entrée de la cabane d'en face a été arrachée par le vent et une énorme masse de neige a envahi la cabane.



Publié à 11:14, le 8/05/2014,
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Nyiadalur

Tout proche du refuge, presque contre lui se trouve le glacier Tungnafjellsjökull qui nous épie dans la grisaille. Egalement là-haut se trouve le col du Vonarskard qui me fait de l'oeil. Certains seraient montés là-haut en hiver ! Vous dîtes ?



Publié à 06:00, le 8/05/2014,
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Pause de 90 minutes

Nous allons donc déjeuner dans le refuge, au calme. Nous profiterons du confort apporté par le refuge pour faire le point sur la nourriture qui nous reste et pour la répartir à nouveau entre nous afin d'équilibrer la pulka de chacun. Nous en profiterons également pour préparer nos sandwichs des deux prochains repas de midi histoire de gagner du temps.

Un sachet de dried fish est éventré dans la cuisine du refuge et une plaquette de beurre est dégoupillée, on se gave. Du gras, vite ! J'enchaîne sur des cacahuètes et autres fruits secs, j'engrange un maximum de calories avant de repartir car j'ai eu froid aux pieds toute la matinée, manger et boire ne pourra pas me faire de mal... J'ai une faim de loup.

J'ai du mal à aider les autres à préparer nos futurs sandwichs, je suis trop préoccupé par mes pieds et mains gelés, j'ai froid, je me frictionne comme je peux assis sur une couchette de la pièce à vivre. Notre guide Jon m'observe du coin de l'oeil depuis un moment et finit par venir m'aider à me réchauffer les pieds. Il chope une couverture en laine qui traîne, me l'enroule autour des petons et me les frictionne. Notre ami russe Alexei me prête une de ses paires de chaussettes en laine car les miennes sont toutes bonnes à être essorées. Ce massage me réchauffe, je sens à nouveau mes orteils, merci Jon ! Merci Alexei !



Publié à 11:13, le 7/05/2014,
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Départ

Une fois le repas de midi pris nous nous apprêtons à repartir. Cette halte d'une heure et demi m'a permi de bien récupérer, je n'ai plus froid aux pieds. Jon devrait ouvrir un salon de massages !



Publié à 11:12, le 6/05/2014,
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Publié à 11:11, le 5/05/2014,
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Direction le sud-ouest

Nous repartons en directions du sud-ouest. Vu tout le retard accumulé en début de séjour ainsi qu'hier et avant-hier à cause de la météo nous n'atteindrons jamais le Landmannalaugar comme initialement prévu. Il a été décidé de se diriger vers le refuge Versalir sur la piste F26 du Sprengisandur où deux super jeeps viendront nous récupérer. Je ne suis pas trop déçu de ce changement de programme, et à vrai dire je m'y attendais un peu avant même de commencer l'expé : sur ce trip-là il est assez rare de pouvoir atteindre le Landmannalaugar, les équipes restent très souvent coincées 48 heures quelque part sur le parcours. Nous découvrirons d'autres paysages c'est tout... Notre guide Jon nous dit qu'en Islande ("on the rock" comme il dit) les tempêtes durent généralement 48 heures.

Les guides ont appelé leur contact météo à Reykjavik et les pressions remontent, il va faire beau. Le seul hic c'est que nous n'allons plus dormir en refuge à partir de maintenant mais uniquement sous les tentes donc il va être difficile de faire sécher nos affaires...

Nous partons en direction du petit aérodrome sur les hauteurs de Nyiadalur, il y a du vent assez fort mais ce n'est pas la tempête que j'avais connue ici même deux années auparavant et qui nous avait obligé à faire demi tour vers le refuge, complètement penauds.

J'ai à nouveau une sensation de chaleur au nivreau des pieds. Ca groove !



Publié à 11:08, le 4/05/2014,
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Campement

Le terrain est beaucoup moins plat que ces derniers jours : nous ne cessons de monter et descendre, avec les pulkas à tirer la tâche n'est pas toujours aisée. Pour ce qui est des descentes nous prenons un panard terrible : nous nous asseyons à califourchon sur nos traîneaux et nous les utilisons tels des luges. Il n'est pas évident de se diriger assis ainsi, il est donc important de bien se positionner, sur les trois quart arrière plutôt qu'à l'avant, et surtout éviter de prendre trop de vitesse car il est très difficile de freiner. Tout à coup dans le lointain apparaît le massif des Kerlingarfjöll, les montagnes aux sorcières (à gauche sur l'image).



Publié à 11:55, le 3/05/2014,
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Les montagnes aux sorcières

Le massif des Kerlingarfjöll apparaît donc dans le lointain. Ces "montagnes aux sorcières" culminent à 1477 mètres d'altitude. Elles ne paraissent pas si loin que cela mais les distances sont trompeuses, elles sont situées à une quarantaine de kms.



Publié à 11:52, le 1/05/2014,
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Le camp le soir

Dans la soirée le soleil descend s'écraser sur les Kerlingarfjöll, il les allume, il semble les incendier dans des avalanches de rose et de violet. J'observe le spectacle depuis l'intérieur de la tente, à l'abri du vent en dînant. Joli spectacle.

Avec l'arrivée de la nuit la température a chûté d'un coup d'un seul, nous venons de perdre plusieurs degrés en quelques minutes. Pour m'isoler du froid par convection j'utilise tout ce qui traîne : veste, pantalon, sac à dos, string léopard...



Publié à 11:52, le 30/04/2014,
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Publié à 08:00, le 30/04/2014,
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Une nuit claire

La nuit a été claire et très froide. J'ai l'impression que nous avons dû avoir droit à du -15°C parce que j'ai vraiment eu froid cette nuit, et les autres aussi. Le froid m'a réveillé à plusieurs reprises malgré mon énorme sac de couchage maxi size. J'avais pris soin de dormir avec un T-shirt en laine et une doudoune en duvet + chaussettes et collant pour les jambes. J'avais pourtant bien mangé hier soir... Je pense que c'est  à cause de la fatigue générale, nous arrivons en fin de trip et nous commençons à en accumuler pas mal. Je ne vois que ça comme explication...

Au réveil (à cause de la condensation) nos vêtements sont rigidifiés par le gel, tout ce qui n'a pas passé la nuit à l'intérieur du duvet est gîvré. Aussi quand je remets mon pantalon à l'aube, il croustille quand je l'enfile !



Publié à 06:00, le 30/04/2014,
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Cette traversée n'est normalement pas trop compliquée : en dormant en refuge une nuit sur deux, c'est une sortie pas trop engagée. Or avec tous nos déboires dûs à la météo nous avons été contraints de dévier notre tracé vers un point de récupération plus à l'ouest. Et de ce fait nous n'aurons passé en refuge que les nuits 2 et 3, et toutes les autres nuits sous tente. Cela complique un peu les choses, il devient difficile de faire sécher les affaires mouillées...



Publié à 11:51, le 29/04/2014,
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Nous avons perdu un peu d'altitude en bifurquant vers l'ouest et c'est le retour des pierres qui affleurent car la couche neigeuse est moins épaisse. Parfois il s'agit de pierres assez grosses bien visibles, mais il peut aussi s'agir de petits caillous. Ces derniers sont de petits pièges pour nos skis, ça les égratigne dessous et râpe les pulkas. Nous devons donc faire preuve d'une attention particulière pour éviter d'abîmer le matériel.



Publié à 11:50, le 28/04/2014,
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Descente en luge

Notre guide Maxim s'élance le premier histoire de tester la pente, de voir si d'éventuels cailloux affleurent. Une fois en bas il nous crie de le rejoindre. Nous nous élançons un à un pour éviter tout télescopage.



Publié à 08:00, le 27/04/2014,
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Descente en luge

Et c'est parti pour 30 secondes de rodéo !



Publié à 06:00, le 27/04/2014,
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Publié à 03:00, le 27/04/2014,
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Russia 1, Australia 0

L'australien Anthony part dans une roulade mémorable, heureusement sans bobo.



Publié à 11:47, le 26/04/2014,
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Les Kerlingarfjöll

Les Kerlingarfjöll semblent à portée de skis, mais les distances sont trompeuses, le massif se trouve à une trentaine de km.

Sous le soleil le spectacle est magnifique, la neige scintille de tous les côtés.



Publié à 11:46, le 25/04/2014,
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Publié à 11:45, le 24/04/2014,
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Sous le soleil

Nous ne cessons de monter et descendre. Il commence à faire chaud en ce milieu d'après-midi, nous skions sans nos vestes pour la plupart d'entre nous.



Publié à 11:44, le 23/04/2014,
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Descente

Une énième descente en free style.



Publié à 11:43, le 22/04/2014,
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Publié à 11:42, le 21/04/2014,
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Publié à 11:41, le 20/04/2014,
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Publié à 11:40, le 19/04/2014,
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Le massif des Kerlingarfjöll



Publié à 10:00, le 19/04/2014,
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Séchage des sacs de couchage sur les skis et les tentes



Publié à 08:00, le 19/04/2014,
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Publié à 05:00, le 19/04/2014,
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Publié à 11:38, le 18/04/2014,
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Publié à 06:00, le 18/04/2014,
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In the hole

Les moins frileux de notre escadron prennent le dîner ensemble, dehors dans un trou creusé dans la neige. La température à beaucoup chuté malgré l'absence de vent, et je trouve qu'il fait trop froid pour aller m'assoir dans la neige. Je n'ai pas pris de doudoune et je le regrette sur ce coup-là.

Je plonge dans mon sac de couchage tandis que dehors nos compagnons semblent jouer les prolongations. Les zigotos font même un peu de bruit pour une vague histoire de sachet de rondelles de pommes séchées, il faut préciser qu'il y a une bouteille de whisky qui tourne... Je suis tenté de sortir remettre une peu d'ordre, seulement les gaillards mesurent tous 2 mètres... Non vraiment, il faut que j'achète un 44 .



Publié à 11:37, le 17/04/2014,
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Réveil

Aujourd'hui nous attend la dernière étape du voyage, une longue descente en pente douce du plateau sur une vingtaine de km.

Au petit matin, de la neige soufflée par le vent cette nuit a légèrement blanchi nos pulkas. J'ai mal dormi à cause du sol plein de trous sous notre tente :  il faut préter une attention particulière à monter la tente à un endroit où la neige est uniforme, là où elle n'a pas encore été piétinée. Il doit y avoir quelques trous de pas sous mon matelas car je sens plein de creux. Si la neige est vraiment trop molle on peut toujours la tasser un peu en la piétinant uniformément avec les skis.



Publié à 11:36, le 16/04/2014,
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Publié à 11:35, le 15/04/2014,
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Publié à 11:34, le 14/04/2014,
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Au milieu des volcans

Nous nous frayons un passage entre les volcans Sydri Haganga et Nydri Haganga. Nous skions sans nos vestes, en T-shirts à manches longues. A l'occasion d'une pause, j'en profite pour exiber un instant mon torse poilu histoire de montrer qui est le mâle de l'expé. Mais très rapidement déboule Jiri notre ami tchèque (baraqué) d'1,95 m. pour une petite centaine de kilos, donc voilà... Je finis quand même par rentrer mon ventre.



Publié à 11:33, le 13/04/2014,
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Soleil

Des bruits courent dans les salons parisiens comme quoi il ferait toujours froid en Islande. Ca c'est une légende pur sucre ! La preuve sur l'image je skie en T-shirt. Par contre la réverbération étant à son maximum impossible d'enlever le masque de ski. Dans la région que nous traversons, plusieurs fois nous apercevrons des traces de renards polaires dans la neige, certaines sont fraîches et datent du matin même, d'autres semblent remonter à la veille.

En levant le nez je me rends compte tout à coup que je skie tout seul, les autres sont regroupés en un peloton de tête de 4 ou 5 et un groupe de retardataires suit loin derrière. Je progresse dans un silence de sacristie.



Publié à 11:32, le 12/04/2014,
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descente du plateau

Nous descendons du plateau dans une très longue descente en pente douce ce qui facilite la glisse. La descente dure deux bonnes heures vers le refuge de Versalir. La vue sur les reliefs en contrebas fait oublier tous les efforts consentis.



Publié à 08:00, le 12/04/2014,
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Ombres et lumières sur les collines allentour

Les ombres et les lumières sur le relief dans le lointain donnent une impression d'irréel au décor. Avec de bons yeux il est possible de distinguer les cabanes du refuge de Versalir dans le fond. Les 4 X 4 sont peut-être déjà là-bas à nous attendre, et les guides nous disent que s'ils ne sont pas encore arrivés nous continuerons à skier sur la piste F26 à leur rencontre. 



Publié à 04:00, le 12/04/2014,
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Arrivée

Le ronron des moteurs restés allumés et l'odeur du diesel marquent le retour à la civilisation. Quand j'arrive les autres me congratulent, et nous félicitons également les derniers qui arrivent. Après cette semaine passée à dormir dehors sans pouvoir effectuer la moindre toilette, nous ressemblons à de vieux trolls des montagnes. Et quand j'aperçois mon reflet dans la vitre fumée du 4 X 4 j'en arrive à la conclusion que dieu a le sens de l'humour. J'ai le nez complètement crâmé.



Publié à 11:30, le 11/04/2014,
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Récupération en Super Jeeps

Les super Jeeps nous reconduisent à Reykjavik. J'aurai appris plein de choses durant ce trip...

Nos guides nous ont montré comment passer les straturgis sans risquer de casser nos skis, car chaque saison ils ont de la casse nous ont-ils dit. Le milieu du ski ne doit pas se trouver dans un creux entre deux bosses sinon il risque de casser avec tout le poids du skieur qui pèse dessus. C’est du bon sens…

Ils nous ont également montré comment charger une pulka. Le chargement est en effet différent en fonction de l’état de la neige. Selon que la couche neigeuse est fraîche ou gelée les objets lourds ne se placeront pas au même endroit dans le traîneau.

Il a aussi fallu prêter une attention particulière à la façon de planter les skis pour amarrer la tente.

J’ai appris énormément de choses, des petits détails sur la façon d’organiser le camp le soir pour passer une meilleure nuit ou gagner du temps le lendemain matin.

Avec le recul je me rends compte que partir avec un groupe est quand même plus fatigant que partir tout seul.

Il y a certes des avantages à se joindre à un groupe, on n’a pas à se soucier de l’orientation par exemple, et la compagnie des autres est quand même bien sympathique surtout quand on intègre une équipe internationale. Mais tous les échanges se faisant en anglais, il faut impérativement posséder un bon niveau sous peine de se retrouver un peu isolé ou largué.

Mais de gros inconvénients existent comme le fait de devoir adapter sa progression : attendre les retardataires dans le vent et le froid est vraiment quelque chose de difficile, à chaque fois je me refroidissais, je perdais toute ma chaleur difficilement accumulée. En groupe il nous est également impossible de choisir la longueur des pauses qui parfois semblent s’éterniser. De la même manière quand on transpire il faut attendre la prochaine pause pour ôter une couche au risque de voir le groupe nous distancer.

Je crois qu’au niveau du matériel, une des choses les plus importantes pour ce genre d’expédition est de partir avec de bonnes chaussures le plus étanches possible avec un chausson intérieur qui peut se retirer et se mettre à sécher dans le sac de couchage durant la nuit (comme des Scarpa T4 par exemple). Cela permet de repartir chaque matin avec les pieds secs, c’est essentiel, cela diminue le risque de s’abîmer les pieds. J’ai eu de la chance mais beaucoup d’entre nous ont eu des ampoules, et l’australien Anthony a même dû être conduit à l’hôpital à notre retour à Reykjavik.

 

 



Publié à 06:00, le 11/04/2014,
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This is the end

Durant ces 10 jours je me suis laissé complètement kidnapper. Mon seul regret : que quelqu'un ai payé la rançon je n'avais vraiment pas envie de revenir. Mon cerveau s'est alourdi de quelques milliers de souvenirs... Cette expé était vraiment extraordinaire malgré la difficulté dûe à la météo, tant est si bien qu'à ce niveau là ce n'est plus de la randonnée c'est presque de l'érotisme. J'espère juste revenir avant que les trolls aient des plumes car revenir dans la civilisation est une sensation désagréable, c'est curieusement plus agressif que le vent des hauts plateaux islandais.

Si vous avez des questions, merci de passer via ce forum : http://islande.forumprod.com/forum.php



Publié à 11:25, le 10/04/2014,
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